Avant la mise en place d'un traitement hormonal de la ménopause (THM), un bilan clinique et biologique peut être utile pour évaluer le profil de santé de la patiente, rechercher certains facteurs de risque et disposer de valeurs de référence pour le suivi ultérieur. 
Le bilan est adapté à chaque situation et ne repose pas uniquement sur un dosage hormonal.

Pourquoi un bilan est recommandé avant d'instaurer un THM ?

Le bilan préalable permet :
•    d'évaluer le risque cardiovasculaire ;
•    d'identifier un éventuel trouble métabolique ;
•    d'apprécier les facteurs de risque osseux ;
•    de disposer de données de référence avant traitement ;
•    d'orienter le suivi avec la sage-femme ou le médecin

Quels paramètres biologiques peuvent être évalués ?

Le bilan préalable à un THM porte généralement sur :

Un bilan métabolique 

Pour évaluer le profil cardiovasculaire avant traitement : glycémie à jeun, HBA1C si besoin, bilan lipidique complet.

Périménopause et bilan lipidique

Un bilan « Santé osseuse » 

Comprend un dosage de la vitamine D et éventuellement des marqueurs osseux selon le contexte.

Vitamine D : un dosage utile après 45 ans ?

Facteurs de risque associés

Selon le profil de la patiente et ses antécédents, le bilan peut être complété par :
•    un bilan hépatique ;
•    certains examens permettant d'apprécier le risque cardiovasculaire ;
•    une CRP ultrasensible ;
•    d'autres examens orientés par le contexte clinique.

CRP ultrasensible : intérêt chez les femmes de plus de 45 ans

Ce bilan s'inscrit dans la continuité du bilan de prévention plus large recommandé après 45 ans – voir Quels bilans biologiques après 45 ans ?

Contre-indications à rechercher

L'objectif du bilan préalable est d'identifier les situations nécessitant une prudence particulière ou une contre-indication au THM : antécédents thromboemboliques, certaines pathologies hépatiques ou un profil cardiovasculaire à risque élevé non contrôlé.
Cette évaluation individualisée permet d'adapter la prise en charge au profil de chaque femme et de sécuriser la prescription dans une logique de bénéfice-risque personnalisée.

Rôle de la sage-femme dans la prescription du THM

La sage-femme peut prescrire et interpréter ce bilan préalable dans le cadre de son champ de compétence, et orienter vers un médecin en cas de facteur de risque identifié nécessitant un avis complémentaire.
Ce bilan s'intègre dans un accompagnement plus large

Construire son parcours de prévention avec sa sage-femme

Un bilan à adapter au profil de chaque femme

Avant l'instauration d'un THM, le bilan biologique contribue à une prise en charge personnalisée en évaluant les principaux enjeux cardiovasculaires, métaboliques et osseux. Réalisé en complément de l'évaluation clinique, il aide les professionnels de santé à accompagner chaque femme selon son profil et ses facteurs de risque.


FAQ

Faut-il réaliser une prise de sang avant un THM ?
Un bilan biologique peut être utile avant l'instauration d'un traitement hormonal de la ménopause afin d'évaluer le profil cardiovasculaire, métabolique et osseux de la patiente. Il permet également de disposer de valeurs de référence pour le suivi ultérieur lorsque cela est pertinent.

Quels examens biologiques peuvent être demandés avant un THM ?
Les examens sont adaptés au contexte clinique. Ils peuvent inclure un bilan lipidique, une glycémie à jeun, un dosage de la vitamine D et, selon les facteurs de risque ou les antécédents, d'autres examens ciblés. 

Une sage-femme peut-elle prescrire ce bilan ?
Oui. Dans le cadre du suivi gynécologique de prévention et de la prise en charge des femmes en périménopause, la sage-femme peut prescrire les examens biologiques relevant de son champ de compétence, interpréter les résultats et orienter vers un autre professionnel de santé si nécessaire.

Les dosages hormonaux sont-ils toujours nécessaires avant un THM ?
Pas systématiquement. Chez une femme de plus de 45 ans présentant des symptômes évocateurs de périménopause, la décision thérapeutique repose principalement sur l'évaluation clinique. Les dosages hormonaux peuvent toutefois être utiles dans certaines situations spécifiques ou lorsque le contexte clinique nécessite une exploration complémentaire.

Un bilan biologique est-il obligatoire avant tout THM ?
Il n'existe pas d'obligation réglementaire identique pour toutes les femmes. Le bilan est réalisé en fonction de la situation clinique, des symptômes, des facteurs de risque et des antécédents de la patiente afin d'adapter la prise en charge de manière personnalisée.


Pour aller plus loin

Quels bilans biologiques après 45 ans ?
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Le suivi biologique en périménopause : quels paramètres surveiller après 45 ans ?