L’indice HOMA est un marqueur précoce de résistance à l’insuline, dont le calcul prend un intérêt particulier après 45 ans, en complément du bilan lipidique, pour affiner l'évaluation du risque cardiovasculaire en périménopause. 

Qu'est-ce que l’indice HOMA ? 

L'indice HOMA permet d'estimer la sensibilité à l'insuline. Une valeur élevée peut être associée à une résistance à l'insuline, tandis qu'une valeur plus faible traduit généralement une meilleure sensibilité insulinique. Son interprétation doit toujours être réalisée dans le contexte clinique global.

Dans quelles situations demander un HOMA ?

Le HOMA n'est généralement pas prescrit isolément. Il s'intègre dans une évaluation plus globale du risque cardiovasculaire, notamment chez les femmes présentant plusieurs facteurs de risque ou lorsque les résultats du bilan lipidique ne permettent pas à eux seuls d'expliquer le niveau de risque observé. 

Pourquoi le demander en périménopause ? 

En périménopause, l’indice HOMA est pertinent car la baisse des œstrogènes augmente la résistance à l’insuline, même sans changement d’alimentation. Cette résistance favorise la prise de poids abdominale, les variations d’énergie et les troubles du glucose.

Un HOMA élevé peut être associé à un risque accru de syndrome métabolique et à d'autres facteurs de risque cardio-métaboliques. Le mesurer permet d’ajuster alimentation, activité physique et soutien micronutritionnel pour stabiliser le métabolisme. C’est donc un biomarqueur clé pour anticiper les risques cardio métaboliques de cette transition hormonale. 

Interprétation des résultats 

  • Un HOMA faible reflète une bonne sensibilité à l’insuline, avec une sécrétion pancréatique adaptée pour maintenir l’euglycémie.
  • Un HOMA modérément augmenté suggère une résistance à l’insuline débutante, caractérisée par une hyperinsulinémie compensatoire.
  • Un HOMA nettement élevé indique une résistance à l’insuline installée, pouvant s’intégrer dans un phénotype de syndrome métabolique ou un trouble de l’homéostasie glucidique.

En périménopause, l’hypoestrogénie fluctuante favorise cette altération de la signalisation insulinique, rendant l’indice HOMA particulièrement pertinent pour l’évaluation métabolique. Ce marqueur permet d’orienter la prise en charge vers la prévention cardio métabolique et l’analyse des facteurs de risque associés. 

Un marqueur complémentaire du risque cardiovasculaire

L’indice HOMA ne remplace ni le bilan lipidique ni la glycémie à jeun. Il s'inscrit en complément du bilan lipidique et de la glycémie dans l'évaluation globale du risque cardiovasculaire en périménopause.

En effet, elle apporte une information complémentaire sur la résistance à l’insuline et peut aider à affiner l'évaluation cardiovasculaire chez certaines femmes en périménopause. Son intérêt doit toujours être apprécié dans le contexte global du suivi biologique. 

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FAQ

Faut-il demander le HOMA systématiquement après 45 ans ?  
Ce n'est pas systématiquement fait pour toutes les femmes, mais cela est pertinent en cas de facteurs de risque cardiovasculaire ou pour affiner une évaluation lorsque le bilan lipidique seul est insuffisant. 
 
Un HOMA élevé signifie-t-il un risque cardiovasculaire certain ?  
Non : c'est un facteur de risque supplémentaire à intégrer dans une évaluation globale, pas un diagnostic à lui seul. 
 
Une sage-femme peut-elle prescrire un HOMA ?
Selon le contexte clinique et dans le cadre du suivi de prévention, la sage-femme peut prescrire les examens biologiques relevant de son champ de compétence et orienter la patiente vers un autre professionnel de santé lorsque cela est nécessaire.


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