Après 45 ans, plusieurs examens de prévention méritent d'être envisagés en périménopause, même en l'absence de symptômes : bilan lipidique, glycémie à jeun, dosage de la vitamine D et, selon le profil, dosage des marqueurs osseux ou inflammatoires. 
Ce n'est pas un bilan unique et figé, mais un ensemble à adapter avec sa sage-femme ou son médecin selon les antécédents et les facteurs de risque.

Pourquoi 45 ans est un tournant biologique ?

45 ans correspond à l'âge médian d'entrée en périménopause. C'est une période où plusieurs équilibres physiologiques évoluent en parallèle : la protection cardiovasculaire liée aux œstrogènes commence à s'atténuer, la perte de densité osseuse peut s'accélérer avant même l'arrêt des règles, et la sensibilité à l'insuline se modifie. 
Un guide destiné aux praticiens de soins primaires désigne d'ailleurs cette période comme une véritable « fenêtre d'opportunité » : c'est le moment privilégié pour dépister les maladies chroniques telles que l'hypertension, le diabète ou les atteintes cardiovasculaires, avant qu'elles ne deviennent symptomatiques. Ces changements sont souvent silencieux — c'est précisément ce qui rend le bilan biologique après 45 ans utile.

Les grandes familles d'examens à envisager

On peut regrouper les examens pertinents en trois grandes familles, à ne pas confondre avec un bilan hormonal de confirmation de la périménopause, qui reste rarement nécessaire :

•    Cardiovasculaire et métabolique : bilan lipidique complet, glycémie à jeun, et selon le contexte, un marqueur inflammatoire comme la CRP ultrasensible.
→ Pourquoi le cholestérol augmente-t-il après 45 ans ?
 CRP ultrasensible : intérêt chez les femmes de plus de 45 ans

•    Osseux : dosage de la vitamine D, et selon les facteurs de risque, des marqueurs plus spécifiques. 
→ Périménopause et risque d'ostéoporose
Vitamine D : un dosage utile après 45 ans ? 

•    Thérapeutique, si un traitement hormonal est envisagé : un bilan préalable est recommandé avant toute prescription.
→ Quel bilan avant un THM ? 

Fréquence recommandée

Il n'existe pas de fréquence unique applicable à toutes les femmes : elle dépend des antécédents personnels et familiaux, des facteurs de risque déjà identifiés, et de l'évolution des résultats précédents. Un rythme annuel est une base raisonnable pour la plupart des femmes en bonne santé, à resserrer en cas d'anomalie détectée.

Construire un bilan sur-mesure avec sa sage-femme

La sage-femme, du fait de sa possibilité de prescription et d'interprétation des examens biologiques dans le cadre du suivi gynécologique de prévention, est un interlocuteur de premier choix pour construire ce bilan sur-mesure. 

Construire son parcours de prévention avec sa sage-femme


Questions fréquentes

Faut-il un bilan biologique systématique à 45 ans même sans symptôme ? Ce n'est pas obligatoire, mais c'est recommandé à titre préventif, notamment pour établir une valeur de référence utile pour le suivi ultérieur.

Le bilan biologique après 45 ans est-il remboursé ? Oui, lorsqu'il est prescrit par un professionnel de santé habilité dans un contexte clinique justifié. Un bilan réalisé sans prescription reste à la charge de la patiente.


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