Le stress oxydatif – ou stress oxydant – est un processus physio-pathologique qui signe un déséquilibre entre des molécules toxiques pro-oxydantes et leurs antidotes : les antioxydants. Ce processus contribue à un vieillissement accéléré de l’organisme et est impliqué dans de nombreuses pathologies. Il peut expliquer ou accompagner des situations de fatigue, de fragilité du système immunitaire ainsi que des maladies chroniques telles que cancers, maladies cardiovasculaires ou maladies neurodégénératives.
Une bonne hygiène de vie peut limiter son évolution.

  • Quel est le rôle de la nutrition dans la progression du stress oxydatif ?
  • Quels sont les nutriments réputés être antioxydants ?
  • Quand faire appel à la complémentation alimentaire antioxydante ?
  • Pourquoi la biologie préventive est-elle essentielle avant toute complémentation ?

Le stress oxydatif constitue la réponse biologique et chimique des constituants de nos cellules aux molécules actives dérivées de l’oxygène que nous respirons, qui sont très agressives et altèrent les constituants et le fonctionnement des cellules, favorisant ainsi leur vieillissement et l’apparition de certaines maladies.

L’apparition et le développement d’un stress oxydatif ne pourraient être réduits à des pratiques purement alimentaires ou diététiques. Toutefois, une bonne alimentation contribue à la lutte contre le stress oxydatif, et participe à la correction des désordres biologiques détectés grâce à des bilans sanguins. Même si délivrer des conseils alimentaires ne suffit pas à résoudre le stress oxydatif, il est donc raisonnable de commencer par cela.

Les aliments antioxydants à consommer

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) et son célèbre message : « 5 fruits et légumes par jour » est là pour nous rappeler qu’il est essentiel d’adopter au quotidien une alimentation variée et riche en antioxydants. Chaque repas doit comporter des fruits et légumes de saison, en variant les formes et les couleurs afin d’assurer des apports en aliments antioxydants diversifiés. En effet, grâce à leurs apports importants en nutriments tels que des vitamines, des minéraux, des phytonutriments tels que flavonoïdes, caroténoïdes, polyphénols, ils sont les premiers remparts contre les effets délétères du stress oxydatif.

D’ailleurs, les fruits et légumes ne sont pas les seuls à apporter des nutriments antioxydants : les oléagineux (famille des noix, graines de tournesol, courge, lin, colza, pignons de pin, olives…), les légumineuses (haricots et lentilles de toutes sortes…), les herbes et les épices méritent également de trouver une bonne place dans nos assiettes.

Antioxydants : vitamines, oligoéléments et minéraux à privilégier

Nos modes de vie, notre alimentation ou encore notre âge peuvent favoriser l’apparition de carences. Par exemple, les études menées sur des cohortes de populations caucasiennes mettent en avant trois grands déficits chez les personnes en bonne santé :

  • la vitamine D : au-delà de 60 ans, elle est déficitaire chez 60 à 80 % de la population, avec des effets, entre autres, sur la solidité des os, les défenses immunitaires, l’humeur et la santé de la peau. Dans l’alimentation, on la trouve notamment dans les poissons gras.
  • le zinc, également déficitaire chez 60 à 80 % de la population de plus de 60 ans, notamment chez les personnes qui prennent un médicament quotidiennement de manière chronique, avec des effets sur l’immunité. Par exemple, chez la personne âgée, le zinc est indispensable à la protéine gustine, qui donne le goût aux aliments. Un déficit en zinc a donc un impact direct sur le risque de dénutrition. Cet oligo-élément est particulièrement présent dans les poissons et fruits de mer. Le zinc, qui participe à plus de 300 réactions enzymatiques dans l’organisme, est un élément fondamental des défenses antioxydantes de l’organisme.
  • le gamma-tocophérol, l’une des huit formes de la vitamine E, indispensable au bon fonctionnement du cerveau, qui doit constituer 25 % des apports en vitamine E. On le trouve en quantité dans les fruits oléagineux (amandes, noisettes…).

À ces nutriments identifiés comme souvent déficitaires, s’ajoutent d’autres tout aussi essentiels pour une alimentation antioxydante : la vitamine C (présente dans le persil, le poivron rouge cru, les agrumes…), le bêta-carotène (vitamine A que l’on trouve dans la carotte, la patate douce, les épinards, le potiron…), le manganèse (fruits à coque, légumes secs, mollusques, chocolat…), les acides gras omégas 3 et 6 (poissons gras, huile d’olive, graines de lin, huile de colza, de noix, viandes, œufs, soja, maïs…) ainsi que les polyphénols (pomme de terre, huile d’olive, fruits bleus et rouges, cacao, thé, chocolat…) ou encore le sélénium (foie de veau, œuf à la coque, poissons et fruits de mer).

Quand faire appel à la complémentation nutritionnelle antioxydante ?

Lorsque le stress oxydatif est important, une complémentation est indispensable, à condition qu’elle soit conseillée et accompagnée par un pharmacien ou un médecin. Une auto-complémentation au long court sans avis médical peut se révéler délétère. En effet, les utilisateurs peuvent cumuler plusieurs produits (pour la peau, pour la vitalité, contre le vieillissement…) et risquent, par exemple, d’absorber des doses de sélénium supérieures au dosage journalier recommandé, ce qui aura un effet pro-oxydant contraire à l’objectif recherché.

Avant d’engager toute complémentation, il est donc fortement recommandé de faire un diagnostic biologique. Cela permet d’établir un bilan initial et d’identifier les anomalies éventuelles, puis de vérifier qu’elles ont bien été corrigées à l’issue d’une cure.

OxyCheck, un nouveau bilan dédié au stress oxydatif

Notre bilan OxyCheck permet d’estimer le niveau de stress oxydatif grâce à la traduction de cet état par un index spécifique, et de suivre son évolution après une prise en charge micronutritionnelle et/ou thérapeutique.
Ce bilan peut mettre en évidence des déséquilibres micronutritionnels (oligoéléments), des dysfonctionnements enzymatiques (cycle du glutathion) ou la présence en quantité anormale de molécules délétères (LDL oxydées).
Le taux biologique de chaque paramètre, enrichi du calcul de l’index spécifique de stress oxydatif, permet une prise en charge et un suivi efficaces et personnalisés.

Ce bilan comprend les paramètres suivants :

  • le cuivre et zinccofacteurs des superoxydes dismutases (SOD), et dont un déséquilibre de leur rapport (idéalement égal à 1) est un marqueur de l’existence d’un stress oxydatif ;
  • le séléniumcofacteur de la glutathion peroxydase (GPX), dont le taux lui est étroitement lié ;
  • la CRP ultrasensible, marqueur d’inflammation de bas grade, processus dont les liens avec le stress oxydatif sont amplement décrits ;
  • l’acide urique qui, bien que n’étant pas un antioxydant stricto sensu, a des propriétés antioxydantes intrinsèques ;
  • les LDL oxydées, représentant le produit terminal du processus de stress oxydatif sur les lipides ;
  • le rapport entre la glutathion peroxydase (GPX) et la glutathion réductase (GR), qui s’avère être un reflet fidèle de celui existant entre glutathion réduit et glutathion oxydé, et donc de la présence d’un processus de stress oxydatif ;
  • enfin les thiols plasmatiques, dont la baisse peut être considérée comme le meilleur marqueur de stress oxydatif disponible.

 

Meal Planner

Recettes confectionnées par Alexandra Rollin, publiées dans « Les antioxydants, naturellement healthy », de Michel Brack, Éditions Albin Michel.